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1er mai 2012 & TSCG (2/2)

Rassemblement dès 11h à l’UD FO 5 rue Bridaine à Nîmes.

Le 1er mai dans la tradition syndicale.

Le 1er mai est la journée internationale de revendications et de solidarité entre tous les travailleurs du monde.

C’est Pétain qui l’a transformé sous la botte nazie en fête du travail. A FO, nous ne reconnaissons pas cette dénomination.

Le 1er mai, historiquement, a été constitué sur une revendication universelle qui était la journée de 8 heures, ce qui montre bien que le contenu du 1er mai est avant tout une ou des revendications.

Le 1er Mai 2012 : quelles sont ses caractéristiques ?

Aujourd’hui, la revendication qui fait se dresser tous les salariés, notamment à l’échelle européenne, c’est le refus de l’austérité, qu’elle soit de droite ou de gauche :
- C’est ce qu’ont montré les travailleurs grecs dans leur mobilisation depuis un an ;
- C’est ce qu’ont montré les travailleurs espagnols dans la grève générale du 29 mars où 10 millions (sur 17 millions de salariés) ont arrêté le travail pour demander la non remise en cause des normes du travail.
- C’est plus récemment, le samedi 21 avril, les 120 000 travailleurs tchèques qui ont manifesté contre les mesures gouvernementales réduisant les retraites et leur service de santé.

Aujourd’hui, quelle est la revendication en France et plus largement dans l’Union Européenne qui concentre ce refus de l’austérité de droite comme de gauche ?

La revendication qui unifie tous les salariés ?

C’est l’opposition au traité de stabilité, de coordination et de gouvernance (TSCG) signé par les Chefs d’Etat ou de gouvernement le 5 mars dernier qui veut constitutionaliser l’austérité dans chaque pays.

Chaque salarié comprend qu’il ne pourra plus revendiquer quoi que ce soit ou même défendre l’existant s’il est inscrit dans la constitution l’exigence du remboursement d’une dette qui n’est pas celle des salariés (1).
C’est l’interdiction de revendiquer qui serait constitutionnalisée. Ce serait la mise hors-la-loi du syndicalisme revendicatif, libre et indépendant. Ce serait la soumission du syndicalisme au soit-disant intérêt général (intérêt des marchés financiers) en opposition à sa fonction historique de défense des intérêts particuliers des salariés.
En un mot, ce serait l’instauration d’un système social où le syndicat n’est plus que le rouage de l’Etat en direction des salariés. Nous connaissons cela dans l’histoire : l’Italie de Mussolini, l’Espagne de Franco, l’Allemagne de Hitler, la France de Pétain, l’URSS de Staline, la Chine de Mao,...

C’est la marche à un système dictatorial dont les maîtres seraient le capitaliste, le spéculateur et le banquier.

Il ne sert à rien aujourd’hui de dire que l’on est pour les revendications des salariés si l’on a pas au préalable l’exigence du rejet de ce traité qui constitutionalise l’austérité. Concrètement, l’application du TSCG en France signifierait un plan de rigueur de 80 Milliards d’€uros en 2013 pour aller vers l’objectif de réduire les déficits publics à 0,5 % du PIB. Pour donner un ordre de grandeur, cela équivaut à une fois et demi le budget total de l’Education Nationale, traitement et retraites de ses personnels comprises.
D’ores et déjà nous savons que ce sont surtout les collectivités locales et la santé (Sécurité Sociale) qui sont visées en premier. Derrière viennent en conséquence toutes les entreprises, notamment les petites et moyennes qui travaillent pour et grâce à elles. C’est donc, comme en Grèce, en Espagne ou en Tchéquie, toute la classe ouvrière, tous les salariés qui sont en danger.

C’est pourquoi l’UD FO du Gard met au centre du 1er mai 2012 l’exigence que le TSCG ne soit pas ratifié dans notre pays.

D’ores et déjà, la Confédération FO, lors de son CCN du 23 mars 2012 a tracé sa feuille de route contre ce traité et prendra toutes ses responsabilités dans les mois à venir : si un référendum était organisé pour ratifier le TSCG : la confédération FO appellerait à voter NON ; si le gouvernement voulait le faire ratifier par le Congrès, FO mènera campagne pour que députés et sénateurs votent contre cette ratification.

Ce traité ne doit pas être ratifié !

Force Ouvrière organiserait donc sa campagne avec toutes les formes d’action syndicale possibles : information, manifestation, appel à la grève si nécessaire.

Ce 1er Mai 2012 est donc l’occasion pour nous, syndicalistes, de nous préparer à combattre tout nouveau plan de rigueur qui viendrait après les élections, sous quelque forme que ce soit.

Le secrétaire général

(1) La dette est le produit du fait que les Etats ont abandonné leurs prérogatives d’émettre la monnaie au profit des banques. Depuis 1973, année où l’état Français a arrêté de battre sa monnaie c’est plus de 1400 milliards d’€uros qui ont été détournés sous forme d’intérêts au profit des banquiers (spéculateurs et financiers). C’est ce qui a alimenté, entre autre, une part non négligeable de la bulle financière à l’origine de la crise financière de 2008. Crise que les instances comme le FMI, la Banque Centrale Européenne et l’Union Européenne (la troïka) font payer depuis aux populations partout en Europe.



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