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Dettes publiques en Europe : la dictature des marchés contre la souveraineté des Etats et des peuples

Dettes publiques en Europe : la dictature des marchés contre la souveraineté des Etats et des peuples.

Les agences de notation ne cessent de multiplier les menaces de dégradation des dettes des Etats. Le 2 juin, c’est Moody’s qui annonce le placement de la dette des Etats-Unis sous surveillance négative. Ce sont aussi les finances publiques de plusieurs pays européens qui attirent leur attention. Et en la matière, la Grèce fait figure de « crash test » pour ses partenaires.
Début juin toujours, cette même agence abaissait ainsi de trois crans la note de la dette grecque. Et mi juin, c’est Standard & Poor’s, poids lourd du secteur, qui enfonce le clou en la classant « extrêmement spéculative » et aux portes du défaut de paiement.

Pour FORCE OUVRIERE, il faut stopper au plus vite cette dictature de la dette : notations des Etats comme les élèves d’une mauvaise classe ; « pacte Euro plus » véritable machine récessive et régressive ; une « règle d’or » en France qui constitutionnaliserait la rigueur ; etc.

La montée des dettes publiques est le fruit de la financiarisation d’une économie mondiale dérégulée mais aussi, dans la période récente, le produit des réponses nécessaires apportées par les Etats - la socialisation des dettes privées - aux effets de la crise financière qui menaçait d’effondrement le système financier et l’économie toute entière. Contrairement aux poncifs véhiculés par les partisans du libéralisme économique, la dette publique est un mécanisme de transfert de richesses qui s’opère non pas au détriment « des générations futures » mais des salariés et des contribuables vers les détenteurs du capital et les rentiers. L’accroissement de la dette publique n’est pas le résultat de politiques keynésiennes expansionnistes, de politiques sociales dispendieuses ou de services publics mais bien de politiques destinés à préserver les rentiers et privilégiés.

La restructuration des dettes publiques et la renégociation des taux d’intérêts hallucinants des titres émis par les pays en difficulté depuis la crise doivent être des priorités pour tous les chefs d’Etats et de gouvernements. Au niveau de l’Union Européenne, la Banque centrale européenne (BCE) doit pouvoir racheter des titres publics et financer directement les Etats membres à bas taux d’intérêt au lieu de financer les banques.

Ce ne sont pas les notes des Etats qu’il faut abaisser mais, dans le sens inverse, le niveau des salaires qu’il est urgent de relever, dans le public comme dans le privé. Les salaires et l’emploi ne peuvent plus rester les variables d’ajustement de politiques libérales soumises à la dictature des marchés.

Alors que d’autres Etats comme le Portugal se trouvent dans une situation économique préoccupante, la BCE durcit sa politique monétaire en dépit du bon sens. Dans ce contexte de simili reprise, cette politique n’est pas de nature à combattre le niveau élevé des taux de chômage nationaux, l’accroissement des inégalités, les modérations voire les baisses salariales et les surcapacités de production qui risquent de persister. Elle contribue dans certains pays à ce qu’on ouvre aux limites de la « soutenabilité » sociale. Elle va rendre plus difficile l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises comme pour les particuliers, éloignant d’autant une dynamique de croissance vertueuse, pérenne et créatrice d’emplois.

Dans un premier temps, il faut impérativement s’opposer à l’adoption par le Parlement européen du paquet gouvernance proposé par la Commission européenne. Ce projet de régression sociale généralisée, en droite ligne du « pacte Euro plus » impulsé par le couple franco-allemand, durcit les sanctions du pacte de stabilité et prône davantage de rigueur au sein de la zone euro. Soutenue ardemment par la BCE, cette réforme devait passer devant le Parlement européen fin juin mais les négociations en cours entre les ministres des finances européens sont serrées. Cependant, même retardé, ce ne serait au mieux que partie remise et il ne fait aucun doute que les promoteurs de l’austérité renforcée reviendraient alors à la charge au plus vite.

Pascal Pavageau
Jean-Claude Mailly



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