Bourse du Travail
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Ordre du jour type d’une assemblée générale statutaire annuelle
C’est encore ce qu’il est convenu d’appeler les vacances mais il n’est pas inutile de se retourner sur les mois qui viennent de s’écouler.
Dans un contexte social tendu, avec une crise économique durable, désastreuse sur le plan de l’emploi et des revenus des ménages, le premier semestre a connu une mobilisation revendicative rarement égalée, tant par sa durée, son ampleur et son socle interprofessionnel et intersyndical.
Mais avec l’échec de l’ultime journée, le 13 juin, après les élections européennes, le « feuilleton » s’est terminé en queue de poisson.
Est-ce que pour autant les problèmes sont réglés, le mécontentement a disparu, l’inquiétude sociale évanouie ?
A l’évidence non !
Au risque d’être isolé, FO a réitéré son appel à une journée de grève franche seule solution au stade ou nous en sommes pour faire aboutir nos revendications. Faute d’actions collectives d’envergures la radicalité a le champ libre.
FO n’a ni à prôner ni a condamner les actions de salariés poussés à bout par la logique d’un système qui les broie ainsi que leurs familles, mais comme l’a rappelé Jean Claude Mailly, nous soutenons toutes les actions syndicale de défense de l’emploi, des conditions de travail et des rémunérations. Ce n’est bien sûr pas suffisant. Cette position se trouve notamment confortée par les dizaines de milliards d’allègements de charges sociales que l’état a consenti aux entreprises, qui en retour et pour bon nombre d’entres elles pratiquent allègrement bonus, rémunération des actionnaires tout en continuant à licencier et délocaliser. Les premiers jours de septembre apporteront un début de réponse des salariés à cette multiplication d’agressions.
Histoire et actualité
« Pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbre de la liberté, par des phrases sonores d’avocat, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours. » Auguste Blanqui qui est l’auteur de cette phrase fut chef de l’opposition républicaine puis socialiste après 1830, il fut l’un des principaux dirigeants des manifestations ouvrières de février à mai 1848 et joua un rôle important dans la commune de Paris en 1871.
A croire que Blanqui avait prévu l’année 2009 et ces processions-saute-mouton, soigneusement accompagnées d’aucun appel à la grève interprofessionnelle et qui permettent ainsi au MEDEF et au gouvernement de pouvoir poursuivre tranquillement leur politique tout en dormant tranquille ! (Extrait de l’Ouest Syndicaliste retraite)